DÉMARCATION SEREINE






avec Humerto Poblete-Bustamante
6 exemplaires manuscrits
Collection Mémoires





LES BRODERIES DU PRINCE AVEUGLE








avec des écritures de Jephan de Villiers
3 exemplaires

ÉVIDANT







avec Jean Anguera
Collection Mémoires
6 exemplaires


SERA LA DISPARITION EFFECTIVE









Avec Éric Coisel
et Max Partezana
Collection Mémoires
6 exemplaires manuscrits

LE VIDE REPOSE





Avec Jean Anguera
Collection Mémoires
( 4 ex. )

L'ÉTINCELLE RIEN NE REGARDE

Vient de paraître



avec des écritures de Jephan de Villiers
manuscrits à trois exemplaires
Collection Mémoires

LA NUÉE SE FAIT CHAIR







Propolis et Polaroids impossibles
d'Éric Coisel
Collection Mémoires
( 2 exemplaires manuscrits )


CONVAINCRE LES GUERRIERS






4 livres manuscrits
avec des dessins de Jean-Marc Scanreigh
Livre Pauvre

DE L'UN À L'AUTRE SE DÉROULE NOTRE CORPS








Deux exemplaires manuscrits
avec Mylène Besson
220 x 85, novembre 2014

LA FORÊT SANS VISAGE







avec des céramiques de Sylvie Gravellard
4 exemplaires manuscrits

TALON AIGUILLE

Vient de paraître




Aux Éditions Negro Solimoes
8 exemplaires 


CI-GÎT L'ARTISTE





Avec Yves Lapeyre
45 exemplaires


LE JARDIN DE TARANNUM







avec 9 photographies d'Éric Coisel
Collection Mémoires
4 exemplaires manuscrits

UNE POIGNÉE DE CLOUS










avec des peintures de Tony Soulié
Collection Mémoires
3 exemplaires manuscrits

 

AU BORD D'UNE IMMENSE PRAIRIE



Ce que nous ne vivrons pas gît dans la bouche de l’autre. De la jeunesse, du sang, de la souplesse décor et coulisses. La salive sans attendre noie le présent. Nous pourrions perdre la tête pour un baiser. La retrouver dans l’assemblage des deux songes. Dans la pénétration sensible des surfaces. Tout se passe là dans l’os articulé. La langue vibre par delà les mots et rien ne s’oublie de l’attirance première. 

achevé d'écrire le 24 mars 2014
avec des crayons de Thierry Lambert
2 exemplaires manuscrits

Transports



avec des peintures de Claude Viallat
Collection Mémoires

30 exemplaires imprimés et 6 exemplaires manuscrits

 

La bouche devant les yeux, je m'avance et je parle. Dans les verts ordonnés, les fibres optiques et lumineuses de la langue lèchent les formes du paysage. Ma langue est dans la langue. C'est facile comme ma langue est dans ta bouche. C'est l'expression d'un baiser. Avec le désir de dire plus !

  


 

Seul dans un appartement, nous pouvons faire des gestes en l’air, des gestes de dépit, des gamineries excentriques. L’on peut discuter avec personne, à peine avec soi. Une émission radiophonique peut nous faire pleurer en toute intimité. On peut réprimander une corneille sur le bas bord d’une fenêtre. On peut se dire qu’il serait bon de rouler son chagrin dans les bras d’une femme. On peut regretter la perte d’un ami et se laisser envahir par la nuit noire.


 

 

Je me souviens déjà de vous, de vos chemises et de vos cigarettes. De vos poèmes. D’une musique dans la rue et de sa nuit. Je me souviens déjà de vous, de vos yeux noirs et de leur lumière. Je me souviens déjà des femmes silencieuses et décidées, assises contre les palissades. Je me souviens déjà de vous et d’un fameux trottoir qui traversa le ciel une nuit d’été.